Silent Sunday #50

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Ce 23 mars quelques nouvelles

Bonjour à tous et toutes.

Depuis hier soir suis coincée au lit. Mon hernie discale donne à nouveau signe de vie et cette fois ci dans l’aine droite et la hanche. Je ne ne peux même plus plier mon dos vers le bas pour ramasser quelque chose. Conclusion, j’ai pris ce qu’il fallait au niveau médocs. Là c’est venu comme cela, en ayant regardé hier après-midi des replays d’un feuilleton que je suis (suivre) à la télé. J’ai voulu me lever pour m’en aller et c’est là que j’ai ressenti une vive douleur au niveau de l’appendicite. Bref, j’irai chez le toubib si je peux me déplacer. C’est super agaçant. Cela me contrarie, n’arrange pas mes plans personnels. Heureusement j’ai mon mari qui m’héberge gentiment. Je continue donc ma « cure » de repos 🙂

Je me demande ce que je ferais s’il n’était pas là pour m’aider ? Je me dois de lui reconnaître cela. Ce qui rassure.

Je vous écris depuis mon nouveau pc portable windows 10, allongée et le pc sur mes genoux. Ce pc n’est là que pour excel, word, et nullement pour traiter des images. Je n’ai d’ailleurs pas mes photos avec moi. Celles qui sont sur mon appareil, la carte sd est trop grande pour ce pc. Je devrai arranger cela plus tard.

A très bientôt. Bisous, Amitiés.

Geneviève.

Maurice Gouiran – L’hiver des enfants volés

 

L'hiver des enfants volés

Une mystérieuse disparition avec comme toile de fond l’époque de Franco

Lorsqu’un soir d’hiver 2013, Samia frappe à la porte de la Varune, Clovis se doute très vite qu’elle a besoin de son aide… Samia, Clovis l’a rencontrée en 82, alors qu’il était encore correspondant de guerre. Avec son ami François, ils avaient sorti la jeune Palestinienne des massacres de Sabra et Chatila… Depuis, elle lui a préféré François, mais Clovis n’avait jamais rien pu lui refuser. Et justement, François a disparu. Il a quitté sa paisible retraite du marais poitevin pour Barcelone afin d’enquêter sur deux accidents étranges… Depuis, plus de nouvelles ! Parti immédiatement à sa recherche, Clovis va, au cours de ses investigations, voir brutalement réapparaître le spectre des enfants volés aux familles républicaines par les franquistes. Un scandale et une véritable affaire d’État ayant perduré jusqu’au milieu des années 80. Mais que vient faire François dans cette histoire ? Lui qui semble avoir beaucoup dérangé lors de son enquête… Et qui de fil en aiguille, va faire ressurgir de son propre passé un autre drame effroyable…. Sypnosis de chez Amazon

CE QU’EN PENSE LA CRITIQUE

– « … Passionnant, caustique, subtile… Maurice Gouiran est un auteur engagé, mais surtout généreux et au talent vigoureux… » (L’Echo)

– PRIX COUP DE CŒUR BLUES & POLAR 2013
– PRIX LIVRESSE DE LIRE 2013
– PRIX SANG D’ENCRE DES LYCÉENS 2003 pour La nuit des bras cassés
– PRIX VIRTUEL DU POLAR 2006 pour Sous les pavés la rage (Sources : Amazon)

Mon avis :

Je n’ai pas lâché ce roman véritable enquête journalistique. Histoire noire faisant référence à des faits que j’ignorais pour l’Espagne et ayant même eu des répercussions jusque dans les Ardennes Belges au château de Wégimont c’est peu dire et m’incite à aller gratter plus loin. Depuis lors, j’ai pu voir un documentaire sur les maisons Lebensborn, où cette ville est également citée.

Une belle histoire d’amour, une longue quête d’identité par deux amis de longues dates. Le sujet est bien entendu ce qui c’est passé de ces enfants vendus au temps de Franco à des familles sympathisantes du régime de l’époque, afin que ces enfants continuent à être élevés dans cet esprit. Le voeu qu’avait eu Hitler. Et dire que cela existe encore de nos jours me fait frémir.

Ce n’est pas un livre que je pourrais citer de polars. Il est cependant d’une noirceur immonde et surtout des interventions humaines au nom d’une religion qui n’a strictement rien à voir là-dedans et prise comme prétexte pour la justification de tels actes.

Ce que les sœurs font subir aux mères discréditées par leur famille, ensuite mises en foyer n’est qu’un aspect légèrement abordé dans le livre. Hélas elles portent toutes en elle cette omerta, ce poids lourd pour celles qui survivent encore et ont pris la parole pour la seconde guerre mondiale et ceci c’est hors contexte du livre, mais le rejoint dans l’historique, de ces séparations que je comprends tellement bien. Une déchirure pour la mère et l’enfant.

A la dernière page, il y a une phrase que je n’ai pas comprise où il est question de « Madame ». (J’ai une petite idée, c’est tout).  Un excellent témoignage journalistique. Un plus, si le lecteur ou la lectrice a visité Barcelone. L’auteur nous promène dans cette ville du côté non touristique. Dans cette Espagne profonde de l’époque. De quoi rêver et aller sur les traces de ce livre et de ses protagonistes.

L’écriture est incisive.
J’ai dégusté l’humour de l’auteur, même si c’est acide, et il ne mâche pas ses mots vis à vis du catholicisme et de ce pouvoir qu’ils se confèrent m’a une fois de plus soulever les tripes.

Un merci tout spécial à Pierre Faverolle 🙂

La réunion des arbres (conte d’automne)

Je viens de reprendre ce texte sur mon ancien blog, dont quelques personnes qui me suivaient sur celui-ci l’auront déjà lu.

La réunion des arbres (conte d’automne) texte inspiré depuis un atelier d’écriture qui n’existe plus.

La réunion des arbres

Elles volaient, tourbillonnaient, emportées par le balai qui les poussait en un tas de plus en plus épais. Il faisait déjà froid pour la saison en ces terres de l’hémisphère Nord.

Les mains du balayeur étaient engourdies par le froid et surtout par le vent qui soufflait ce matin par rafales.

Les feuilles étaient toutes si indisciplinées. Il avait beau les récupérer, un souffle, une brassée et tout lui échappait.

Il vit un tourbillon plus important se former dans le sous-bois. Il releva le col de sa grosse canadienne qui lui avait été donnée qu foyer du centre de secours. Il grommela entre ses dents sur le mauvais temps. A sa grande surprise, ce qu’il vit devant lui en quelques minutes se former sous ses yeux, de cela il se jura qu’il le raconterait après son travail ce soir au café du village.

Il vit une longue jupe couleur rouille, des bras enveloppés de rainures brunes foncées, jaunes, rejoignaient un cou et un visage entourés d’une longue chevelure auburn.

Il se baissa, ramassa une bouteille de rhum vide à ses pieds.

Il songea que ce ne pouvait pas encore être les vapeurs de la veille qui lui donnaient des hallucinations.

Effectivement la forme quelque peu hésitante se mit en mouvement et s’avança vers lui d’une démarche fluide et aérienne.

 –         Bonjour murmura la voix, j’ai dû abandonner mon parapluie dans les fourrés, la grêle était trop forte et il s’est brisé, emportant avec lui mon cœur si fragile. Le coup me fut fatal, la branche s’est cassée, a heurté mon front, me laissant sur le chemin voilà bien longtemps. Personne ne m’a cherché, je n’existe que pour peu de temps.

 –         Voilà que j’entends des voix se dit l’homme surpris et embarrassé.

–         Je m’appelle Automne, et pour une fois je viens pour vous aider dans votre entreprise.

 –         Cela m’étonnerait lui dit-il d’un ton bougon, nous n’avons même pas été présentés, et même si vous êtes ce que vous prétendez, que me voulez-vous ?

En éclatant de rire, des feuilles se mirent à voleter autour de la forme humaine. L’automne n’en faisait qu’à sa tête. Et ce serait pour le pauvre homme bien du travail supplémentaire. La saison ne voulait rien entendre. Elle dansait autour de l’individu planté le long du trottoir abasourdi que des morceaux de plantes se mettent à lui parler.

Elle reprit de plus belle avec ces mots :

 –         Ce matin c’est la fête, tu vas avoir droit à un vœu, c’est l’été qui me l’a autorisé. Quelques rayons de soleil filtraient parmi les branches et les feuillages du grand saule qui se trouvait dans la propriété du coin. Ses longs bras venaient lécher l’eau verdâtre de l’étang, s’y baignant, plongeant également dans les profondeurs obscures de l’endroit.

 –         Je ne crois pas aux vœux, ils ne se réalisent pas, ce ne sont que des histoires de bonnes femmes.

 –         Tatata Monsieur, vous êtes là chaque année à accomplir les mêmes gestes et me maudissant en votre for intérieur de ces enveloppes qui viennent ainsi vous encombrer les pieds et le balai.  Je sais que vous aimeriez mieux me voir disparaître dans les flammes de l’enfer, ce qu’à bien des endroits sur terre vous réussissez bien, et ceci en signant votre droit à ne plus respirer d’air pur et en nous découpant à tour de bras sur toute la planète.

 –         Cela n’est pas mon problème, j’ai besoin de ce travail pour survivre, la saison est dure cette année avec tous ces changements climatiques. Que me voulez-vous finalement ?

–         Chuuuut ! …..fermez les yeux…..attendez un peu…..

Seul le vent sifflait à ses oreilles. Il n’avait pas peur. Dans son existence misérable, il en avait vécu bien d’autres.

–         Ouvrez les yeux maintenant, lui murmura la silhouette frémissante.

Il se retrouva entouré d’autres arbres animés qui s’agitaient dans tous les sens, plongés entre eux dans un bruit épouvantable de feuilles qui bruissaient. Il se rendit compte qu’ils tenaient conseil. Un grand chêne imposant et majestueux semblait être l’orateur principal. Ils avaient dressé une table en tronc d’arbres déracinés par les nombreuses tempêtes. Des fruits de toutes sortes y étaient déposés ainsi qu’une maison légèrement en retrait, de forme circulaire, tout en bois, tournant au gré des rayons solaires l’attendait, prête à s’y installer.

–         Voici ta nouvelle demeure souffla le plus grand dans la verdure.

Le balayeur n’osait y croire, parcourant les pièces une à une, les yeux émerveillés.

–         Pourquoi ? Je ne comprends pas ?

–         Nous nous sommes concerté et nous avons décidé de récompenser ton labeur particulièrement en cette saison. Voilà la raison. Es-tu content ?

–         Oui…….oui……bien entendu…..mais pourquoi moi ?

Il entendait sa voix en écho au-dessus des cimes des ramures, tant le silence s’était fait dense.

Un grand coup de vent, tout disparu. Il se retrouvait seul au milieu d’un parc, le balai à la main. Il s’était endormi sur un banc public. Il se leva, retourna vers son travail abandonné quelques minutes plus tôt. Il souriait. Ce soir au bistro, il aurait de quoi raconter aux copains.

© Geneviève Oppenhuis 25 septembre 2011

Illustration : Natalie Shau

Photo du mois de mars 2017 – #28 – Sensuel(le)

Ce mois ci c’est LAU DES MONTAGNES qui propose le sujet : Sensuel

Note de l’auteur : « Sensuel(le) : Que ce soit une attitude, une courbe, un regard, une matière, un détail, une peau, montrez-nous ce qui est sensuel pour vous. En couleurs ou en noir et blanc, libre à vous de sublimer cette sensualité. »


Lors de vacances d’été, nous avions été du côté de Pont-S/Yonne, Provins. Et étions passés voir la cathédrale qui se trouve en face de cette superbe statue. Ceci à Montereau-fault-Yonne. Le sculpteur en a fait une forme longiligne, féminine et quelque peu sensuelle de par son port de tête, son sourire, et ce drapé tout en arrondi et suggestif. C’est du moins mon regard 🙂
« Christian Maas, né en 1951 et originaire de Saint-Galmier située dans la Loire, est un sculpteur-fondeur réputé pour ses sculptures monumentales commandées par les communes, les municipalités. A ce jour, on en dénombre 90 en France et de part le monde. Cette porteuse d’eau ne déroge pas à la règle, puisqu’elle trône place du parvis à Montereau-Fault-Yonne ville de Seine-et-Marne très connues pour ses nombreuses statues. » (Sources : Internet) Pour en savoir davantage sur ses œuvres monumentales : ICI
Tout en bas de la source citée il y a moyen de voir la liste de celles-ci et des liens qui s’y rapportent.

Le blog suivant nous rejoint ce mois-ci, bienvenue à celui-ci 🙂
http://madamereve.eklablog.com/

Qu’ont trouvé nos ami(e)s de la photo du moi pour le thème ?

Pat, Pilisi, Nanouk, Lavandine83, Natpiment, Mirovinben, DelphineF, Tambour Major, El Padawan, magda627,
Paul Marguerite, Carole en Australie, Madame Rêve, Josette, Danièle.B, Gine, Akaieric, François le Niçois, La Fille de l’Air, Sous mon arbre,

Brindille, The Beauty is in the Walking, Amartia, Christophe, Luckasetmoi, Autour de Cia, Jess_TravelPicsAndTips, Blogoth67, Je suis partie voyager, Krn,
Xoliv’, Alban, Josiane, CécileP, Koalisa, Laurent Nicolas, Mamysoren, Calamonique, Gilsoub, Eurydice,

Céline in Paris, Estelle, Giselle 43, KK-huète En Bretannie, Renepaulhenry, Tuxana, Frédéric, Angélique, Evasion Conseil,
Nicky, Chiffons and Co, Philae, Kellya, Morgane Byloos Photography, BiGBuGS, J’habite à Waterford, La Tribu de Chacha, écri’turbulente, Escribouillages,

Lau* des montagnes, Lilousoleil, Chat bleu, Lavandine, Aude, Alexinparis, Pichipichi Japon, Lyonelk.

Corinne Hoex – Ma robe n’est pas froissée.

Suite à une erreur sur ce blog je remonte la chronique de ce livre.

Ma robe n'est pas froissée - Corinne Hoex x445

Corinne Hoex 4eme de couverture x 1600

Clic sur image pour la lecture

Mon avis
J’ai reçu ce livre et l’ai lu d’une traite en mai 2016 . Une centaine de pages. Comment en ai-je fait la découverte. Via un blog qui commentait des auteurs belges. J’ai commandé celui-là. J’ai plongé dans l’univers très sombre de ce récit. Je ne sais si il est autobiographique ou bien un mélange des deux ?
En Belgique, j’y ai retrouvé des accents connus de lieux, d’ambiance, surtout ceux de la mer du Nord certainement. Dans ce que l’auteur écrit et comment elle la décrit cette mer, c’est avec tant d’amour, de beauté, et de poésies.

Son nom se prononce « Houckx » la phonétique en néerlandais oe étant le son « ou » en langue française. Le livre n’a qu’une centaine de pages, et plus concis je ne pense pas qu’il puisse exister. Elle va droit au but sans mâcher les mots. Au contraire, elle les jette, et se raconte.
Son père vient de décéder et avec des phrases courtes et efficaces elle décrit ce corps allongé sur ce lit. Elle se rappellera ses violences, ses manipulations. La mère présente, et aussi elle-même.

Principalement trois personnages au début, puis deux, puis à nouveau davantage. Sans trop dévoiler de ce qui se passe dans cette famille, Corinne Hoex appuie là où cela fait mal.
J’ai lu quelque part que certaines ou beaucoup de femmes par bribes et morceaux pouvaient se retrouver dans ces tranches de vie si importantes dans celles d’une femme. Vie abîmée, lacérée, écorchée, où la mère est absente. Le livre est divisé en plusieurs parties intimes de cette petite-fille, puis adolescente, étudiante à l’université pour ensuite espérer devenir une femme. Elle parle à la première personne. Je ne pense pas avoir lu un prénom concernant cette petite-fille qui grandit.

Le parallèle de la mère à Bruxelles, et la mer à la côte Belge m’a beaucoup plu. Un monde les sépare, et c’est dans cette eau d’où vient toute vie, et notre origine de la vie, que l’auteur se tourne pour y trouver un certain apaisement. Je laisse le soin de découvrir la fin du livre à ne pas lire en ayant un profond blues. En ce qui me concerne, je m’y suis beaucoup retrouvée quant aux rapports de cette non-existence entre une mère et sa fille. Ce rejet. Ajouté à cela un déni de l’existence de sa fille, d’ignorer, d’essayer de l’effacer. En allant à l’université rencontre d’un petit ami avec lequel ce ne sera que violence sous le toit familial.

Les pages sont courtes ainsi que les phrases. C’est facile à lire. Les mots frappent en plein visage, dans le plexus solaire.

« Dès avant ma naissance, sa vocation de mère s’est bloquée sur un seul. Dans l’obscurité de son ventre, un spasme assassin, une crispation terrible se contractaient sur moi, me broyaient sans me voir. Je suis venue au monde en forçant une porte comme les marchands d’aspirateurs et d’encyclopédies. La même intrusion. Le même sans-gêne. Je suis une démarcheuse à qui elle n’a jamais ouvert »

Là-bas, sur la mer, des voiliers glissent en silence. Voilà des heures que je suis assise ici, le regard en équilibre entre le ciel et l’eau. Des heures que j’admire dans le bleu lointain la docilité des nuages. Des heures que j’écoute le frémissement des coquillages sous la caresse des vagues, que je me laisse bercer par la rumeur babillante, volubile, le ronronnement bienséant de l’été. J’ébauche autour de moi dans le sable des arabesques, des volutes. Je peigne sous mes doigts la chevelure lustrée des oyats. J’observe le jeu des enfants qui courent dans les flaques en poussant devant eux leur filet à crevettes et le jeu des adultes trônant dans leurs transats au milieu d’un lopin balisé de toilées rayées. Le losange rouge d’un cerf-volant palpite là-haut.

800px-Corinnehoex1 Corinne Hoex, née à Uccle (Belgique) le 13 juillet 1946, est un écrivain belge contemporain qui vit à Bruxelles.
Licenciée en Histoire de l’art et archéologie de l’Université Libre de Bruxelles, elle a travaillé comme enseignante, chargée de recherches et documentaliste, notamment dans le domaine des arts et traditions populaires.
Depuis 1996, elle se consacre à l’écriture de fictions. Elle a publié principalement des romans, des nouvelles et de la poésie.

Ce livre a obtenu deux prix :
– Prix Indications du Jeune Critique 2008
– Prix Gauchez-Philippot 2010
Sources : Wiki