Livre : Elise de Luca Tahtieazym

Quatre murs ont été érigés autour d’elle par son geôlier. Tout ce que connaît Élise, elle le tire de ses nombreuses lectures.
Et l’épilogue est proche.
Voici l’histoire de celle qui voyageait avec les mots.

« Un coup de massue ! Avec ce roman, Tahtieazym réalise un numéro d’équilibriste haletant et nous emporte avec un personnage qu’on est pas près d’oublier.
Une vraie pépite ! »
BLACK BACK MAG

« Avec son écriture tout en émotion, l’auteur ne choque pas, même si le sujet est plus qu’épineux. Pas de scène graveleuse, tout est dans le non-dit. »
Nathalie Friquet

« Un thriller psychologique haletant, terriblement captivant et touchant »
Le fil d’argent

« Attention : coup de coeur ! […] Le sujet est grave et ce qu’en a fait Luca est un petit bijou. »
La livrovore
(Sources : Amazon)

Mon avis :
Je ne connais pas l’auteur. C’est le premier livre que je lis de lui sans avoir lu aucune critique.
Je l’ai terminé cet après-midi et reste assez mitigée sur l’écriture et la démarche de faire parler une petite fille au début du livre, pour ensuite lui mettre des mots si savants dans la bouche d’après l’auteur. Elle s’adresse au lecteur invisible que nous sommes. Bonne idée, petit sourire.  Si celle-ci lit les livres qu’elle cite, qu’elle retient les mots, et s’attache à ceux qui sont compliqués, je pense qu’à ce niveau l’auteur s’est planté. Ce n’est que mon opinion. Une petite fille de dix ans, même dans une démarche de résilience, ne parlerait pas de cette manière. Écriture oh ! Combien difficile !

Un huis clos étouffant, pénible. Noir, très noir. Si j’avais su que ce sujet là allait être abordé de cette manière, je ne l’aurais pas lu. Actuellement c’est du rabâché de chez rabâché. Le sujet est grave certes comme l’écrit la Livrovore.

La construction est bien faite, et apporte des tas d’interrogations du pourquoi et du comment. Même si en avançant dans le livre, la fin n’a fait que me confirmer ce que je soupçonnais depuis le début. Je me demandais comment il allait arranger tout cela Luca Tahtieazym ? Fort bien certes. Le sujet est lourd à traiter. Je note une étude profonde des sentiments des personnages et surtout des principaux. J’ai navigué dans un monde complètement hors du nôtre, une immersion dans le sadisme mais aussi l’innocence d’une petite fille avec ses rêves et les livres auxquels elle pourra s’attacher et la faire vivre et survivre. Cela me rappelle la chanson de Michel Berger : « Diego, libre dans sa tête ». C’est exactement cela. Cela ne reste que mon avis, bien entendu. La fin est surprenante et dans l’horreur l’auteur finit dans la poésie.

Auteur au nom imprononçable, Luca Tahtieazym est l’auteur de six romans : un thriller crépusculaire ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’OMBRE et LE ROMAN INACHEVÉ), un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable, et VERSUS, un thriller dans lequel les codes sont inversés et où le tueur en série mène l’enquête.

ÉLISE, son dernier roman, est paru en août 2017. Il conte l’histoire d’une fillette séquestrée qui trouve la force de résister grâce à ses lectures.

Des intrigues soignées, des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants forment un cocktail atypique qui vous bousculera dans vos habitudes de lecture.

Joignable sur facebook ou à l’adresse électronique suivante : luca.tahtieazym.back@gmail.com
N’hésitez pas à correspondre avec lui, il se fera un plaisir d’échanger avec vous sur vos impressions et retours de lecture.

 

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Livres – Le baiser de Pandore – Patrick Ferrer

Patrick Ferrer
Patrick Ferrer le baiser de Pandore Int.

Biographie :
Je suis, depuis mon plus jeune âge, atteint d’un mal incurable qui m’empêche de vivre sans avoir un livre à portée de main. De préférence un vieux truc poussiéreux qui parle d’aventures dans des royaumes lointains, d’univers parallèles et de choses qui n’existent pas dans notre monde, ou alors il y a très longtemps.
Du coup, j’ai toujours vécu entouré de livres. Viré de l’école pour rêvasseries, j’ai été bouquiniste, employé de librairie, travaillé dans l’édition. Aujourd’hui, j’écris. J’aimerais pondre des trucs sérieux et respectables mais mes personnages préfèrent explorer la face cachée du réel, traquer les criminels et se mettre dans des situations inextricables dont j’ai parfois du mal à les tirer. C’est plus amusant, me disent-ils, que mes délires philosophiques. Je vous laisse en juger.

Le baiser de Pandore

Présentation de l’éditeur
Sélection du Prix Amazon 2015

La trilogie en tête des ventes de Thrillers et Romans policiers, maintenant disponible dans sa version intégrale en un volume.

« Un Thriller hors norme. Eros et Thanatos s’affrontent avec hargne dans ce roman policier d’une irrésistible sensualité. » NouvelObs.com

Je m’appelle Paul Heyland. Je suis flic, commissaire à la Crim’. Lorsque j’ai été affecté au meurtre de Julien Delatour, assassiné un froid matin d’hiver dans une chambre d’hôtel de luxe, je n’y ai vu qu’une sale enquête de plus… J’avais tort.

Je me souviens encore des lumières blafardes de cette salle d’interrogatoire où je l’ai rencontrée, la suspecte que tout accusait. Une Ukrainienne aux yeux gris. Belle, triste, mystérieuse. J’aurais dû me douter que tout cela allait mal se terminer mais, pour une fois, mon instinct de flic est resté muet. Pourquoi suis-je resté sourd aux voix qui me criaient à l’oreille de tourner le dos et
m’enfuir ?

C’était le début de la fin. Une longue course semée de cadavres, comme autant de cailloux blancs laissés à mon intention, qui allait m’entraîner dans une poursuite effrénée jusqu’aux confins d’une Russie encore hantée par les fantômes du passé. Au bout de la route, je savais que je n’en sortirai pas indemne. Tous ces macchabées croisés durant ma carrière de flic me l’avaient déjà annoncé.

Mais depuis l’instant où j’avais croisé son maudit regard gris, je n’avais plus le choix…

« Un polar intriguant qui s’ouvre sur une scène hallucinante… Que les amateurs de Fred Vargas se rassurent, voici son digne successeur. » MonBestSeller

Le baiser de Pandore a reçu le Prix du roman numérique MonBestseller et a été sélectionné comme l’un des dix meilleurs romans indépendants de l’année sur Amazon.

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Appréciation personnelle :

Le début de l’histoire m’intrigue, remplie de points d’interrogation. Nous sommes dans un orphelinat en Russie. Des jumelles qui y survivent. La vie n’y est pas rose du tout. Des sévices graves et un assassinat.
Qu’une fausse piste. L’auteur nous balade et je continue la lecture toujours intriguée. Les personnages se mettent en place. L’auteur fait appel à notre mémoire entre les deux rives de l’histoire : La France et la Russie.
Dans le premier pays, un assassinat est commis et à partir de celui-ci, le policier héros de l’histoire va commencer son enquête. L’auteur ne s’arrêtera pas qu’à une simple investigation. Il virevolte sur la gamme de la psychologie des personnages, de la description minutieuses des environnements au gré des voyages d’un pays à l’autre. Une incursion intéressante dans l’histoire autant Française que Russe presque contemporaine, au vingtième siècle.
La première partie en France, la seconde partie plus importante en Russie.
L’auteur écrit aussi sur le fil rouge du fantastique, du rêve, du paranormal, comme on voudra.
Le récit ne manque pas de poésie, et cela fait mouche en ce qui me concerne. Il y excelle pour un roman policier. Rien que pour la poésie de son écriture le livre vaut le détour. Ajoutés à cela des zestes de suspens tout de même, d’intrigues, de magouilles financières, de drames personnels.

Ce n’est pas pour moi ni un polar, ni un thriller, mais un excellent roman policier. Je ne sais pas où Le Nouvel Obs a été cherché son pitch de communication. Pour moi c’est franchement exagéré vis à vis d’ auteurs tels que Grangé ou Fitzek, Ellory et autres.
Nous sommes loin de cette littérature.
Nous sommes dans un autre monde qui est bien celui de l’écrivain et de son scénario où traîne de page en page, l’ombre de Delia, cette femme si mystérieuse qu’elle en devient obsédante. Je n’en dirai pas davantage.

Il va courir l’enquêteur depuis la France jusqu’en Russie et plonger dans un monde qu’il ne connaît pas mais où il croit frôler des ressentis connus par lui-même. Des ondes familières dont nous aurons la réponse bien entendu en fin de livre pour ce qui le concerne.

Je reste sur ma faim pour d’autres personnages. C’est dommage, j’aurais préféré qu’il en écrive davantage sur le rôle principal de l’actrice de ce scénario, et de celle qui occupe toutes les pensées. Du moins les miennes. Car elle intrigue vraiment !

J’ai acheté le livre pour son quatrième de couverture. Sans me laisser influencer par une quelconque critique. Je préfère m’en tenir à la mienne. Nous sommes tous différent et les goûts et les couleurs cela ne se discute pas. 🙂

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