La dernière rose de l’été par James Galway (poème Thomas Moore)


Adaptation de l’air traditionnel irlandais « The groves of Blarney ». – Poème et adaptation musicale de Thomas Moore
Fait partie du recueil « Irish melodies » (1813)
Nombreuses adaptations dont « Letzte Rose », air du deuxième acte de « Martha » de Friedrich von Flotow

La dernière rose de l’été (traduction de Karl Petit)

C’est la dernière rose de l’été
Abandonnée en fleur ;
Toutes ces belles compagnes,
Sans retour sont fanées ;
Plus de fleur de sa parenté
Plus de boutons de rose à l’article de la mort
Pour réfléchir ses rougeurs,
Et rendre soupir pour soupir.

Je te laisserai point chère solitaire,
Languir sur ta tige ;
Puisque sommeillent tes sœurs
Va donc les rejoindre.
Et par sympathie, je répandrai
Tes feuilles sur le sol
Où tes compagnes de jardin
Gisent mortes et sans parfum.

Puissé-je te suivre bientôt
Lorsque l’amitié s’émoussera
Et que du cercle magique de l’amour
Les gemmes se détacheront ;
Quand les cœurs fidèles ne palpiteront plus
Et que les êtres aimés auront disparu,
Oh ! qui donc voudrait habiter seul
En ce monde désert !

Thomas Moore (« Mélodies irlandaises », 1807-1834)
Sources pour le poème : ICI

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Mort de la conversation ?

Bon mercredi

Avant de vous donner quelques nouvelles supplémentaires sur un autre article, je viens de recevoir un mail assez amusant sur ce fameux phénomène des téléphones mobiles dans notre environnement.
Je ne sais si vous avez déjà vécu cette impolitesse d’être reçu(e) pour un anniversaire quelque part et de devoir constater que les jeunes autour de soi sont rivés sur le téléphone mobile et s’extraient ainsi de toutes conversations ou échanges familiaux ?

Je vous laisse vous amuser un peu, de ces quelques images qui font sourire, grincer des dents, et pour la toute dernière une petite pointe de tristesse tout de même 😦

Sorcière

Garçon ballon

Dans la tête

Dictature du smartphone

Selfie avec la mort

Selfie d'arrivée au paradis

Banc amoureux twitter

Je termine sur une note plus joyeuse, d’un film que j’ai regardé ce matin : Le papillon avec Michel Serrault. A regarder, c’est un très beau film. Les deux comédiens sont géniaux surtout la petite fille. Je mets le générique du film, pour les paroles.  🙂

Le papillon

Pourquoi les poules pondent des oeufs?
Pour que les oeufs fassent des poules.
Pourquoi les amoureux s’embrassent?
C’est pour que les pigeons roucoulent.

Pourquoi les jolies fleurs se fanent?
Parce que ca fait partie du charme.
Pourquoi le diable et le bon Dieu?
C’est pour faire parler les curieux.

Pourquoi le feu brule le bois?
C’est pour bien rechauffer nos coeurs or.
Pourquoi la mer se retire?
C’est pour qu’on lui dise « Encore. »

Pourquoi le soleil disparait?
Pour l’autre partie du decor.
Pourquoi le diable et le bon Dieu?
C’est pour faire parler les curieux.

Pourquoi le loup mange l’agneau?
Parce qu’il faut bien se nourrir.
Pourquoi le lievre et la tortue?
Parce que rien ne sert de courir.

Pourquoi les anges ont-ils des ailes?
Pour nous faire croire au Pere Noel.
Pourquoi le diable et le bon Dieu?
C’est pour faire parler les curieux.

ca t’a plu, le petit voyage?
A la prochaine fois, d’accord.
D’accord.
Je peux te demander quelque chose?
quoi encore?
on continue mais cette fois-ci c’est toi qui chantes.
Pas question.

Tu te pleures.
Non, mais non.
alors, c’est le dernier couplet.
Tu ne crois pas que tu pousses un peu le pourchas?

Pourquoi notre coeur fait tic-tac?
Parce que la pluie fait flic flac.
Pourquoi le temps passe si vite?
Parce que le vent lui rend visite.

Pourquoi tu me prends par la main?
Parce qu’avec toi je suis bien.
Pourquoi le diable et le bon Dieu?
C’est pour faire parler les curieux.

ICI

Danse

Tango fabian perez
Illustration

Danse

Tu m’as tendu la main pour danser
C’était une valse puis un tango

Ensemble sur la piste nous avons évolué
L’un contre l’autre, merveilleux duo

Ma main dans la tienne tenue fermement
Ressentait tous les grains de ta peau
Et de ton autre autour de ma taille

Je tournoyais, comme un fétu de paille

Légère au son de l’orchestre et des violons
C’est au son du beau Danube Bleu

Que tu m’as emportée les yeux dans les yeux

Dans un rêve fou, effectuons un plongeon

Puis une autre danse, plus lascive
Plus sensuelle, plus vive et incisive
Ton corps s’est serré contre le mien

Possessif, frôlant mes courbes l’air de rien

Nos poitrines jointes ont palpité, sursauté
Nos jambes se sont enroulées, d’un seul mouvement
Un arrêt, un départ, un regard, un sautillé

Nos bassins n’ont plus fait qu’un à ce moment

Dans ce tango argentin
Au son de cette musique

Qui s’infiltre dans nos âmes

La danse est devenue épidermique

Nous unir comme une lame

De fond, dans cet océan libertin.

© G.Poésies – filamots 06-11-2007