Défi chez Gisèle imagecitation #27 bis

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L’anneau de la forêt qui rit. (Walkyrie)

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Elle était venue de très loin. Si loin, que ses pieds ne pouvaient plus la porter. Dans la forêt dense, une porte parmi la végétation. Et en plein milieu de cet affreux visage serrant les dents un immense anneau.

Elle le prit dans les deux mains tant il était grand. Elle le lança contre le bois. Une fois, deux fois. Le son se fit écho autour d’elle que les feuilles frémirent.

Pas d’autres chemins. Elle ne pouvait passer que par cet endroit. Elle entendait les arbres murmurer et ne s’en étonnait pas. Tout était étrange depuis qu’elle avait pénétré dans ce monde. Son petit doigt lui avait pourtant dit de ne pas s’écarter du sentier. Elle n’en faisait qu’à sa tête Valentine. Elle allait devoir une fois de plus lancer cet anneau, comme un marteau. Et « boum » ferait le bruit. Les oiseaux s’envoleraient de peur, les branches se tordraient de trouille et jusqu’au plus petit insecte un tel boucan les ferait s’enfermer dans leur abri. Elle prit son élan et hop le cercle retomba avec grand fracas.

– Ici la voix entendit-elle, que veux-tu en ces lieux ?
– Je voudrais passer monsieur.
– Comment, comment, quelle étrange question. Crois-tu donc que cela pourra se faire
ainsi ?

– Bien sûr monsieur.
– Te voilà bien sûre de toi. Ici, tu es dans la forêt qui rit appelée dans notre pays la Walkyrie.
– Ah ! bon ! Et alors ? Qu’est-ce que cela veut dire ? répondit Valentine de manière assez impertinente. Sa voix était montée d’un cran. Elle était fatiguée et souhaitait passer de l’autre côté.
– Cela veut dire que je t’attendais jeune fille. Il y a des desseins que nous ne pouvons éviter dans l’existence.
– Vous croyez cela ? C’est ce qu’on va voir !

Devant elle cette porte ostensiblement fermée et le son de cette voix qui faisait trembler tout autour d’elle tout ce qui était du monde des vivants. Tout ceci dans un vacarme assourdissant.
– Ne craint rien Valentine reprit la voix, je vais te charger d’une mission. Si tu acceptes j’ouvrirai la porte.
– Encore des trucs à la noix. Non mais des fois, c’est pas possible tout ce charabia.
Valentine se souvint qu’elle avait rencontré quelques arbres marcheurs avant d’arriver devant cet obstacle.
– C’est pas grave, dit-elle avec ostentation. J’irai demandé aux amis rencontrés en chemin qu’ils viennent défoncer ta saleté de truc en bois. Je suis fatiguée, tu comprends cela ? J’en ai marre d’avoir marché et maintenant tu me demandes encore de m’occuper d’une mission. Crois-tu que j’aie la science infuse ? Où le don de pouvoir parler avec les elfes, chanter avec elles, frémir avec tes sortilèges ? Agent secret, je ne suis pas. Si cela continue je vais faire appel à Merlin, je suis certaine qu’il m’aidera.

– Que nenni reprit la voix. Je souhaite que tu tires sur cet anneau. Celui-ci te donnera des tas de pouvoirs dont celui de l’invisibilité et aussi celui de pouvoir traverser cette porte. Tu iras combattre ceux qui nous veulent du mal en remplissant la terre du milieu de lumière. Je la déteste, je préfère le noir.
– Moi pas reprit Valentine. J’aime le soleil. Alors ton anneau, je n’en veux pas. D’ailleurs voilà Merlin qui arrive et avec sa magie il pourra me faire franchir ce qui me reste à parcourir.

Aussitôt dit aussitôt fait. Merlin accompagné de sa muse, aida Valentine à sauter le pas. D’oser aller de l’avant. De franchir les obstacles. Non pas pour acquérir l’immortalité, mais pour vaincre ses peurs d’enfant.

© G.O. brindille33 – 14-02-2017
Libre adaptation fantaisiste et totalement délirante basée sur l’opéra de Wagner, la trilogie de l’anneau de Niebelung, des écrit du Seigneur des anneaux, et de la légende de Merlin.

L’atelier de Ghislaine n°20

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Faire un texte sur le ressenti de la peinture ci-dessous.

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Vous vous êtes mises à plusieurs pour essayer de briser un couple déjà vacillant sur des bases d’une douzaine d’années.
Deux femmes et peut-être une autre, pour des raisons totalement inconnues et ceci dans mon dos ont convaincu celui avec qui j’habitais à prendre une nouvelle fois cette décision et le conforter pour mettre dans cet agissement toutes les horreurs possibles. Rien n’a été révélé, tout est conjoncture.

Je tourne le dos à vos rumeurs, à vos cancans de bas étages et j’ai agi. Ceci a étonné. Je l’ai fait le cœur dans les chaussettes et en même temps avec enthousiasme. Avez-vous cru que je renoncerais ? Que je tomberais en dépression ? Etait-ce cela le but ? Vos pensées n’ont pas été humaines ni bienveillantes.

Toi qui m’écoute, là debout derrière moi, toi qui aide les femmes victimes de violences conjugales et psychologiques, tu t’es retrouvée avec ta sœur et ton père, ceci d’après les dires de ce dernier avoir été très choquée de mes propos dans la famille. Quelle famille ? Je ne voyais personne. Sauf les enfants et petits-enfants du papa.

J’aurais bien pris les jambes à mon cou. C’est mal me connaître, je préfère affronter. Hélas la famille cultive les non-dits, et surtout les mots au niveau du bac à sable. Pas de rencontre, pas de défense, pas le droit à des explications ou entendre ce qui m’est reproché. J’aurais pu au moins comprendre.
Actuellement nous commençons à disparaître loin l’une des autres. Quelle chance, je n’ai pas besoin de vous dans mon cœur. Vous n’êtes pas de ma famille. Jamais vous n’avez manifestez aucun intérêt pour moi, mes enfants là-bas en Belgique. Je n’ai jamais existé pendant douze ans pour vous deux mesdames. J’ai été totalement transparente.

Comme je suis naïve, j’ai confiance et je parle, je raconte. Qu’importe je suis sincère et ce que je raconte, je l’ai déjà dit à la maison. Alors où sont les problèmes ? Je me suis éloignée de la ville du Port de la Lune, et me rapproche de l’océan et de son estuaire.
Voyez derrière les pierres, la Gironde coule calme et apaisante sur les différends qui annulent douze années de vie commune. Le ciel est plus souvent bleu que nuageux. Le printemps sera bientôt à la porte avec des projets et des projets encore. Ils s’ajouteront à ceux d’aujourd’hui. Vous ne m’avez pas enfermée au contraire, vous avez ouvert la porte de ma liberté. Merci.

 

© Geneviève.O
19-12-2016

Chez Mandrine – Atelier d’écriture début octobre 2016

 

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Mettre la phrase : La vieille maison tremblait sous le poids de la neige.

Le soleil ne se montrait plus guère en cette période de l’année. Ingvar le savait de son père. Les choses n’allaient pas se passer comme prévu là-haut dans la montagne.
Ils s’étaient récemment disputés. La vie était rude. Ce soir Ingvar avait décidé de suivre l’homme qui marchait loin devant lui se croyant seul.

D’un pas décidé Gunnar pensait à son fils, sa belle-fille et son petit-fils. Il se devait de les protéger de cette nature implacable, inattendue. Devant lui se dressait un long dénivelé. Il en connaissait chaque trace de pas à déposer. Les failles à éviter. Ses bottes aussi âgées que lui s’enfonçaient dans la neige d’un blanc-gris. De cette couleur, le volcan à une centaine de kilomètres y était pour quelque chose.
Parfois, il trébuchait les deux mains en avant contre la paroi. Un nuage de fumée sortait de sa bouche, la température descendait encore, il haletait. Son cœur lui donnait du fil à retordre. Ici, pas question de s’apitoyer. D’abord penser à sa famille.

Ingvar connaissait les habitudes de son père et savait ce qu’il mijotait. C’était trop tôt pour exécuter ce plan. Ils en avaient parlé le matin même durant cette longue nuit sous ses latitudes. Dans ce pays peu de mots. Des actions. Le prix de la vie loin de la capitale.

– Non, fils, je dois le faire. Surtout ne m’empêche pas avait-il dit d’une voix rauque et encore autoritaire. Ne te mets au travers de mon chemin. Ses yeux étaient devenus d’un bleu glaçant, éclairés par les phares des quelques voitures qui roulaient prudemment, avaient retrouvé quelques instants l’éclat de son âme d’homme dans la force de l’âge.
– Laisse-moi maintenant, je dois agir. Un échange d’apparence neutre où les sentiments sous-jacents s’enfonçaient dans la nuit glaciale.

Ingvar longeait le sentier voyant son père encore trébucher et fermement décidé à gravir encore les quelques mètres qui le séparaient du but. Ses foulées se faisaient plus rapides. Il ressentit dans ses tripes une urgence. Il la sentait envahir tout son être.

Gunnar s’agrippait aux rochers recouvert de neige toute fraîche. Elle tombait drue recouvrant le sommet là-haut, ses épaules, son bonnet. Il ne lâcherait pas ce qu’il tenait entre ses doigts engourdis par le froid. Le regard encore aiguisé malgré les flocons vers ce toit au détour de la route en contrebas s’accrocha aux murs, aux détails. Il se souvenait de sa construction. C’était son fils qui l’habitait maintenant avec sa famille.
La vieille maison tremblait sous le poids de la neige. Il fallait la sauver. Au prix de sa vie s’il le fallait.
Il tourna la tête et vit son fils se rapprocher trop vite à son goût. Il se devait de sauver la vallée. Il avait auparavant exécuté tant de fois cette opération à haut risque avec succès.
Une dernière fois. C’était sa tâche habituelle.

Soudain le noir complet. Plus rien à regarder.
– Maman hurla Carole du fonds du fauteur. Plus de lumière, juste à ce moment. Elle râlait ferme.
– Sincèrement juste à ce moment, c’est pas possible ! Une panne dans la maison, dans le secteur du quartier ? Plus de télé, plus rien.
– T’inquiète lui répondit, sa maman, je cherche la lampe de poche.

© Geneviève. O (05.10.2016)